Newsletter de décembre 2017

Apprenez à méditer en vous foutant la paix et en habitant votre corps

La pratique de la méditation est présentée de manière souvent trop compliquée et abstraite.

Du coup nombreux sont ceux qui ont l’impression que c’est trop difficile pour eux, ou qui sont déçus après s’y être essayé.
Je les comprends. C’est l’approche adoptée qui ne convient pas.
Dans cette journée, je voudrais vous montrer comment la méditation peut être simple, et comment elle peut aider très concrètement à transformer nos vies.

La principale difficulté : on ne se fout pas la paix

la méditation est trop souvent présentée comme une sorte de technique qu’il faudrait maîtriser.
On a par conséquent l’impression que méditer c’est faire quelque chose de spécial. Quelque chose d’un peu étrange. Alors que méditer, c’est commencer par se foutre la paix. C’est abandonner nos efforts constants pour tout contrôler. C’est abandonner sur le champ cette peur qui nous empêche d’être qui nous sommes. C’est revenir au bonheur tout simple d’être.
Autrement dit, au lieu de vivre la méditation comme cet outil pour être plus efficace, plus calme, plus ceci et moins cela, faisons de la méditation l’occasion de nous rencontrer tel que nous sommes.

La seconde difficulté : on n’habite pas notre corps

croire que la méditation est un exercice de pleine conscience. On présente bien trop fréquemment la méditation comme une sorte de science de l’esprit. Certes, la méditation a des effets que l’on a pu mesurer sur le cerveau. Mais la méditation est d’abord une expérience de tout notre être. Une expérience corporelle. Une expérience pour être plus ancré dans notre corps. En ce sens, méditer est d’abord une expérience de pleine présence, qui inclut nos sens et nos émotions tout autant que notre esprit.
Chaque fois que nous revenons à notre senti, nous découvrons ce que nous vivons vraiment et nous trouvons des réponses à nos questions. Et de manière toute simple, nous éprouvons une joie féconde et vivifiante.

J’insiste d’autant plus sur ces deux points — foutez-vous la paix et habitez votre corps — que ce sont les deux difficultés majeures que chacun rencontre dans sa vie quotidienne.

D’une part, nous avons besoin d’apprendre à nous foutre la paix, à cesser de vivre sous tension, sous cette tension que souvent nous nous imposons à nous même en nous maltraitant. D’autre part, nous avons un rapport bien trop distant, instrumental et désincarné à ce que nous vivons. Nous ne savons plus habiter notre corps.

Dans cette journée, je voudrais vous faire faire l’expérience si rafraichissante et libératrice de cette paix que l’on peut s’accorder, et de cette joie qui vient chaque fois que l’on revient à notre présence corporelle au monde.
Car c’est là quand même le vrai cadeau de la pratique : non pas nous formater pour être un rouage plus efficace de la machinerie, mais pouvoir assumer le bonheur d’être, d’être comme nous sommes ; non pas une machine parfaite, mais un authentique être humain.